[Films & Series] Les 10 meilleurs films de 2015 que vous n’avez pas vu | LE TITRE

[Films & Series] Les 10 meilleurs films de 2015 que vous n’avez pas vu

Vous voyez comme c’est agressif un titre pareil ? Direct, comme ça, alors que nous ne nous connaissons ni des lèvres ni d’Adam, je vous crache à la gueule, comme si j’avais vu des films que vous n’avez pas vu. En vérité je n’ai pas l’intention d’être agressif, je me contente d’utiliser un procédé bien connu des marketeurs pour attirer votre œil dans mon article, et oui, c’est très mal.

Mais permettez-moi de me présenter ! Je m’appelle Renaud, et j’aime le cinéma, en voir, en faire, et en parler. Ecrire sur le sujet me permet de conjuguer ce que je préfère : la narration, et le cinéma. Et avec ce titre bien agressif, je veux aussi préciser quelque chose : il est fort probable que j’ai vu des films que vous n’avez pas vus cette année au cinéma, et je dis ça sans vouloir froisser personne. Après tout, j’en suis actuellement à 103 films sortis en 2015 de visionnés… oui, ça fait un peu psychopathe, mais voilà, quand on est passionné, on n’est pas forcément très net. C’est mon crime passionnel à moi.

Bref ! Je comptais ainsi me présenter à vous en vous présentant une dizaine de film sortis cette année et qui vous ont peut-être échappé, les sales bâtards. Donc, je vous les pointe du doigt, et s’ils vous tentent, allez donc leur maraver la face. Enfin, les regarder quoi.

 

1. It Follows

Même si ce film d’horreur a fait du bruit, et qu’on en a dit beaucoup de bien, il semblerait que l’on soit encore trop réservé à son sujet : c’est tout simplement un des meilleurs films d’horreurs que j’ai jamais vu. Il rejoint aisément pour moi la catégorie des Texas Chainsaw Massacre, Halloween, The Exorcist, Carrie, Rosemary’s Baby… Deuxième film d’un réalisateur étrangement obsédé par les relations sexuelles (rien de neuf dans l’épouvante ça), It Follows parvient à créer une ambiance atemporelle qui allie esthétique crados à l’ancienne avec une modernité plus saillante, et ce jusque dans la musique. Mais surtout, le film est terrifiant et sans utiliser de jump scares, et ça, c’est putain de bien. Surtout que par nature, le concept lui permet d’exploiter une peur incommensurable du hors champ. Ce n’est pas Vertigo qu’il aurait fallu intituler Sueurs Froides, c’est bien It Follows.

 

2. Réalité

Quentin Dupieux est surtout connu pour avoir réalisé un film où la partie la moins tarée est un pneu qui tue des gens… donc ouais, ça se pose là. Mais il est encore meilleur quand il étudie l’absurde et le maîtrise avec précision ; ainsi dans Réalité, avec Alain Chabat, tout l’absurde du jeu des acteurs ou du scénario est très précisément calculé dans le but de créer une ambiance. Chez Dupieux, l’étrange ne perturbent pas les personnages, comme dans un David Lynch mais en plus débile, en moins péteux (on dirait que je critique Lynch en disant ça, mais non, n’allez pas lui répéter s’il vous plait ? Merci, c’est bien sympa, viens je t’offre un café.), et c’est vraiment prenant dans son dernier film : on découvre donc un petit caméraman qui essaie de vendre un projet de film à un producteur – dont le passe-temps est de sniper des surfeurs depuis son bureau -. Et en gros, le film du caméraman, les rêves et la réalité se mélangent sur le même plan. Bizarre, ouais. Jouissif, surtout.

 

3. Souvenirs de Marnie

Dernier film des studios Ghibli en date, et pas un Miyazaki, forcément ça n’attire pas les foules ! Sauf que voilà, il déchire sa mamie en slip Batman fluorescent, si je peux me permettre d’exposer mamie comme ça. Peut-être un peu didactique sur la fin, Souvenirs de Marnie est beau, touchant, et marquant. C’est l’histoire d’une petite fille qui est très « socially awkward » qui part à la campagne, et rencontre une jeune fille étrangère très mystérieuse. Dis comme ça, on pourrait penser découverte lesbienne mais non du calme, elles ont genre dix ans, calmez-vous. Non non, ça vous fera juste pleurer.

 

4. In The Crosswind

Vous saviez qu’ils font des films en Estonie ? Moi non plus, et je vous préviens c’est une sacré claque dans la face, le genre de claque qui te fige. Parce que c’est exactement ce que l’on voit dans le film : c’est une série de scènes tableaux où la caméra se balade entièrement librement entre les acteurs qui s’efforcent de rester immobiles (ouais, le trucage est le même qu’un réalisateur amateur comme moi a pu utiliser dans son propre travail… si c’est pas beau ça), tandis qu’une femme déportée en camp de travail lit les lettres qu’elle écrit à son mari, sans même savoir s’il est encore en vie. C’est sublime, c’est démentiel techniquement, la musique déboite, et les mouvements de caméra ont une utilisation du hors champ absolument géniale : puisque cela bouge en permanence, on ne cesse de découvrir des choses. Totalement esclave de la caméra le pauvre spectateur. Et quand c’est réussi comme ça, je dis oui à l’esclavage ! Voilà la phrase à sortir de son contexte pour me décrédibiliser à jamais.

 

5. Big Eyes

 

Ah ça, quand Tim Burton sort un film avec son esthétique si particulière, on va tous le voir, même si c’est une bouse de vache mutante comme son Alice hein ! Mais quand il abandonne – de manière extrêmement logique – tout cela pour réaliser un biopic, les salles sont vides. Littéralement hein, c’est son film le moins vu de sa carrière, aux côtés de ses autres gros succès critiques comme Ed Wood, qui y ressemble pas mal. Et ben moi j’ai envie de dire, c’est dommage, parce que lorsque Burton traite de la femme qui a réalisé l’art qui a popularisé avant Andy Warhol la commercialisation picturale, et accessoirement l’artiste qui a inspiré toute son esthétique à lui – et c’est pour ça qu’elle est absente du film, ce serait anachronique -, et ben il réalise un putain de bon film. Et une fois débarrassé de tous les gris-gris, on peut enfin remarquer à quel point le bonhomme est un génie de la direction d’acteur et du cadrage… il en dit des choses avec son cadre Tim. Franchement à voir.

6. Taxi Téhéran

Il était une fois un réalisateur iranien interdit par le gouvernement de réaliser. Il a même fait de la prison pour avoir produit des œuvres contraires aux mœurs. Les mœurs, tels qu’ils sont expliqués dans les codes, sont : les gentils en blancs et avec des noms arabes, les méchants en noir avec des noms plus typés juifs (oui oui, je conçois bien qu’il y a un amalgame ici, mais il est dans leur code ce n’est pas moi qui le fait), pas de politique, pas de contacts entre hommes et femmes… on dirait un peu la télévision française tiens. Du coup, qu’est-ce qu’il fait le mec, il se déguise en chauffeur de taxi et filme depuis sa voiture une fiction basée sur le réel, qui questionne sans cesse sa nature de fiction justement, et qui interroge le cinéma iranien. Une tuerie absolue, un des meilleurs films que j’ai jamais vu, et parmi mes plus belles larmes au cinéma. Ouais, je pleure au cinéma moi, j’emmerde la testostérone !

 

7. Microbe et Gasoil

Sortir un film de Gondry le même jour que Les Minions, en voilà une riche idée ! Sans déconner, le jour de la sortie j’étais seul dans la salle. Son dernier petit bijou raconte l’aventure de deux collégiens pas comme les autres qui se reconnaissent dans leurs différences et fabriquent une voiture-maison pour fuguer. C’est beau, c’est à voir. Personne ne l’a vu, sa beauté est voilée, alors s’il vous le plait, faîtes-moi le plaisir de déchirer ce voile de merde.

 

8. Ex Machina

Un des meilleurs films de SF de l’année, réalisé et écrit par le scénariste de, entre autres, 28 Days Later et Sunshine. En gros, Oscar Isaac joue un genre de Steve Jobs qui a inventé une intelligence artificielle, et il fait venir un employé pour effectuer le test de Turing sur la machine et ainsi vérifier son intelligence. C’est donc un huis clos réflectif et terrifiant sur le futur, et notre propre existence. Et en bonus, une scène de danse synchronisée dans le film. Cela n’est pas une blague.

 

9. The Lobster

Bon, là je triche. The Lobster n’est pas encore sorti en réalité, donc c’est normal si vous ne l’avez pas vu. Je ne vous en veux pas trop, ça va. Mais c’est quoi ? C’est le film qui a eu le prix du Jury à Cannes cette année, et c’est une fable de SF qui exploite notre obsession du couple. Quelqu’un qui va bien, quelqu’un qui fonctionne en société, c’est quelqu’un qui a un ou une ou autres pronoms divers et variés, compagnon ou compagne ou autres termes divers et variés. On le voit bien dans les films ou les séries, généralement tous les personnages se retrouvent subitement en couple parce que le couple, c’est le happy ending. Et bien un jour, un réalisateur grec a décidé qu’il était temps de vomir sur cette conception du monde, et il propose ceci ; dans un monde pas si différent au notre, les couples sont la seule entité acceptée en société. Quand l’autre meurt ou s’en va, on est – on, c’est Colin Farrel dans le film – envoyé dans un centre où nous avons environ un mois pour se trouver quelqu’un. En cas d’échec, on est transformé en animal. Oui… cette partie là est un peu bizarre, mais on s’en fout. Le film est brillant, hilarant, terrifiant, intelligent, prenant, beaucoup de trucs en ant et ent en fait. Il devrait sortir le mois prochain, notez-le quelque part, allez le voir, dîtes-moi que vous avez adoré, et je serai très heureux.

 

10. Mad Max Fury Road

Je re-triche, parce que ce film a fait beaucoup parler de lui. Mais je m’en fous, parce que ce n’est pas assez : Mad Max Fury Road est le meilleur film d’action, au montage et à l’émotion la plus viscérale que j’ai jamais vu. Et j’en ai vu beaucoup des films. Bien sûr, ce n’est que mon opinion personnelle, mais permettez-moi un instant de faire semblant de penser qu’elle a une importance. Voyez Mad Max. C’est tout.

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Renaud J. Besse
Rédacteur
Ecrivain touche à tout au sens large ; films, nouvelles, critiques, pièces de théâtre, musique...
Réalisateur au sein de la Micro-Vague Productions, acteur et coach chant dans la troupe de comédie musicale Les Kids des Etoiles.

Tout ça sonne cool mais sinon pour manger j'enseigne l'anglais !

Un commentaire sur “[Films & Series] Les 10 meilleurs films de 2015 que vous n’avez pas vu

  • cathy sauvageau
    Il y a 2 années

    In The Crosswind et The Lobster Très bon film par contre les autres ça laisse a désirer Mad Max j’ai trouver ca vraiment mauvais mais je dois avouer que j’ai pas des choix commercial comme la plupart.

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