Master of None : 10 raisons de regarder la série d' Aziz Ansari - le-titre.fr

[FILMS & SÉRIES] MASTER OF NONE, 10 RAISONS DE REGARDER LA SÉRIE D’AZIZ ANSARI

Master of none créée par Aziz Ansari & Alan Yang.

Il n’y a pas à dire, chez Netflix ils sont vraiment trop forts. Jusqu’alors je n’ai jamais été déçue par un de leurs programmes.

Ça continue avec Master of none, série qui a débarqué ce mois-ci, elle fait déjà beaucoup parler d’elle ainsi que de l’un de ses créateurs. Le “master of none” c’est Dev, il vit à NYC, a la trentaine, il gagne sa vie en jouant dans des pubs et autres, et il est vachement cool.

Alors je vous balance 10 raisons de regarder et de succomber si ce n’est pas déjà le cas !

 

1- Aziz Ansari

L’un des créateurs de la série c’est Aziz Ansari, même si ce nom ne vous dit pas grand chose, je suis sûre que vous avez déjà aperçu sa petite bouille dans la merveilleuse et drolissime (cœur cœur love) série Parks and recreation. Il interprète le rôle de Tom Haverford. Et déjà on pouvait voir toute l’étendue de son talent. Ici il joue le rôle principal de la série, et on en est ravi. Non seulement parce qu’il est très bon comédien, il est drôle mais peut aussi être touchant. Mais surtout car l’acteur lui-même tient toujours des propos engagés féministes sans être chiant, dans ce style là:

 

 

2- Quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant

Alors là, vous allez dire “oh mais c’est pas une raison, on s’en fout, gnia gnia gnia…”. Mais vous savez qu’en disant cela vous vous mentez à vous-même. Dev, le personnage principal a changé les sonneries par défaut de son Iphone. Et pour moi c’est totalement une raison de regarder. Car clairement ils ont poussé le détail pour la construction du personnage. Et franchement qui fait ça, à part lui ? Je vous le demande solennellement … et je n’entends aucune réponse…

3- Pour la musique

À chaque début d’épisode il y a une chanson différente qui accompagne le carton où est inscrit le titre de la série. C’est toujours des chansons connues mais très mignonnes, qu’on est heureux d’entendre. D’autant plus qu’à plusieurs reprises la chanson est française !Trop dans les bails des US.

 

4- De la légerté

S’il y a bien quelque chose qui m’énerve au plus au point et qui est présent la plupart du temps dans toute fiction qui se respecte: la lourdeur des situations. C’est pas évident à expliquer mais je pense que vous allez voir de quoi je parle. C’est quand vous avez des quiproquos à n’en plus finir, des mensonges dans tous les sens et que la seule chose que vous avez envie de crier est: “Pourquoi?!!”. Surtout quand vous avez des personnages qui ne vont pas dire la vérité à des moments alors qu’ils pourraient très bien le faire, ce qui va les mettre dans le caca, et les faire détester des autres … Dans la série Platane (que j’aime beaucoup par ailleurs), ils sont champions de ça, toujours à en rajouter des couches et des couches, et c’est fatiguant.

Dans Master of none, ce n’est pas le cas, ce qui rend la série TRÈS réaliste.

 

5- On y parle des enfants d’immigrés

Les parents de Dev sont nés en Inde, y ont grandi, et sont partis aux États-Unis à l’âge adulte pour une vie meilleure. Dev n’a jamais vécu là-bas, il a toujours eu un niveau de vie très confortable grâce à ses parents.

Durant un épisode cette question là va prendre place. Dans la série chaque épisode a un thème précis. Celui-ci est l’épisode 2. Dev et son ami Brian dont les parents viennent pour sa part de Taïwan, vont se rendre compte que finalement leurs parents ne parlent jamais de ce qu’était leur vie avant, de ce qu’ils ont dû faire pour s’en sortir … Mais aussi qu’ils ne passent pas assez de temps avec eux…

C’est vraiment très intéressant par rapport à l’immigration donc, mais aussi par rapport à la relation qu’on entretient avec ses parents en général.

6- On y parle de racisme

Dev a donc des origines indiennes, et il est comédien. Vous voyez le cliché arriver ? Dans les castings on lui demande, la plupart du temps de faire un accent indien, qu’il n’a évidemment pas du tout. Pour des rôles clichés du genre chauffeur de taxi. On y parle des quotas aussi: un mec à la couleur foncée dans une sitcom c’est oui, plus ça pourrait heurter la sensibilité nous dit un producteur: euuuh ? Sérieusement ?!

Comme Aziz Ansari est comédien on se dit qu’il a clairement dû vivre ce genre de situations absurdes, une fois de plus beaucoup de réalisme.

7- On y parle de féminisme

On parle de féminisme de manière intelligente: on veut l’égalité entre les hommes et les femmes et puis c’est tout. Comme je le disais plus haut Ansari est connu pour régulièrement tenir des propos féministes. Il profite de l’épisode 7 pour en parler. Assez innocemment le personnage de Dev prend conscience des différences de traitement entre les hommes et les femmes, cette pensée découle simplement d’un raisonnement logique: il n’y a aucune raison de traiter les hommes et les femmes d’une manière inégalitaire.

C’est très cool car Dev va clairement s’engager, pas des actions quotidiennes, jamais dans le trop et toujours très simplement. La scène dans le métro où lui et son amie Denise font une intervention est très très drôle.

8- On y parle du couple

Toujours dans l’optique du réalisme et de la sincérité. Le couple formé par Dev et Rachel est très mignon, il n’est pas là dès le début. On voit Rachel dès le commencement du premier épisode, puis on ne la voit plus, on la voit, puis on ne la voit plus, puis on la voit tout le temps. Rachel me fait un peu penser au personnage de Summer dans (500) jours ensemble, en enlevant la séparation.

L’épisode 9 est centré exclusivement sur le couple qui vient d’emménager ensemble, on les suit sur plus d’une année. Et c’est vraiment bien car on les voit douter, se disputer, s’aimer, re douter, re se disputer… Mais ils n’abandonnent pas, ils restent ensemble car ainsi va la vie. C’est plutôt rare de voir ça dans la fiction je trouve, alors j’aime.

9- On y parle de la parentalité

C’est dans le premier épisode. Après une capote percée, Dev commence à se questionner sur si oui ou non il aimerait avoir des enfants. Car c’est normal de se poser la question, avoir des enfants ce n’est pas une obligation et on a le droit de ne pas trop savoir, d’hésiter, d’avoir peur, on a aussi le droit d’en avoir envie évidemment.

Il croit en avoir envie, il a 30 ans, ses amis ont des enfants… Mais est-ce qu’il est vraiment prêt ? Après avoir passé la journée avec deux enfants (tyranniques), il n’en est plus très sûr.

10- Binge-watcher à n’en plus pouvoir

La série est composée de 10 épisodes, et comme elle est diffusée sur Netflix, tous les épisodes ont été disponibles en même temps. Pas besoin d’attendre pour savourer toute la saison. Les épisodes durent environ 30 minutes chacun, autant dire que vous pouvez vous les enchaîner OKLM. Et puis Netflix, comme je le disais c’est tout de même gage de qualité, alors on n’hésite plus.

Master of none, c’est vraiment très bien. C’est original, c’est bien fait, c’est simple dans le bon sens du terme d’où le talent immense de Aziz Ansari & Alan Yang. Le personnage de Dev, ça peut être moi, ça peut être toi, ça peut être lui là-bas, et elle aussi. C’est pas juste une comédie qui passe, c’est vraiment bien plus riche que ça.

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Carolineovich
Rédactrice
Notre touche féminine dans ce monde de brutes.
Elle nous parle du monde, et de la société à travers ce qu’elle lit et regarde, avec cette petite touche d’humour assassin qui fait tout son charme.

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