[FILMS & SÉRIES] PASSION JOHN HUGHES, STAR DU TEEN-MOVIE DES 80’S | LE TITRE

[FILMS & SÉRIES] PASSION JOHN HUGHES, STAR DU TEEN-MOVIE DES 80’S

Quand on s’intéresse un peu aux teen-movies américains, John Hughes apparaît comme LA référence, ou tout du moins une très bonne référence. Dans les années 80, que ce soit en tant que producteur, réalisateur ou scénariste, il a imposé les bails du teen-movie tel qu’on le connaît encore aujourd’hui. Évidemment le genre existait bien avant lui, notamment dans les années 50 avec l’âge d’or d’Hollywood, on avait déjà des films tels que La fièvre dans le sang ou La fureur de vivre…  

Avec Hughes on a le fameux film de lycée qui sent la cheerleader, le rebelle et les gens bizarres du fond de la classe. Des vrais films sur les adolescents pour les adolescents (ou jeunes adultes); avec les adultes, les parents, les profs, comme autres, comme corps étranger, un peu naïf ou cruel ou incompréhensif.

Les teen-movies de Hughes sont devenus de vraies références dans la culture américaine, dans les films ou séries d’aujourd’hui, les personnages en parlent vraiment très souvent. Ils font partie de la culture commune, je me devais donc de vous en parler.

Et même si vous n’avez ni vu Breakfast club; La folle journée de Ferris Bueller ou Rose bonbon; John Hughes n’est sans doute pas un inconnu pour vous. Dans les années 90 il scénarise Maman j’ai raté l’avion; Flubber; Beethoven… Et produit, en autres, Les 101 dalmatiens.

Je sens que tout de suite, vous avez de l’amour pour cette personne.

The Breakfast club – Scénariste & Réalisateur & Producteur – 1985

Breakfast club, c’est pratiquement un huit-clos dont l’histoire se déroule sur une journée, dans un lycée. Plusieurs adolescents se retrouvent un samedi en colle. On a toute la palette de personnages typiques du teen-movie de lycée américain. Avec la fille jolie et populaire, le gars rebelle, la meuf bizarre, le sportif, le mec intello.

Ces gars et filles qui n’ont pas grand chose en commun vont s’unir pour contrer leur surveillant du jour, le professeur Vernon. Ce qui donne lieu à des petites poursuites et divers cache-cache rigolos.

Et puis surtout les 5 ados doivent disserter sur la question suivante: “Qui pensez-vous être?”, les 5 personnages vont, au cours de cette journée devenir assez proches, ils vont se confier les uns aux autres et se dire des choses qu’ils ne disent même pas à leurs amis.

Cette dissert va finalement leur faire comprendre qu’ils sont plein de choses à la fois malgré les cases dans lesquelles on les met, et dans lesquelles ils se mettent eux-mêmes aussi. On se rapproche un peu de la conclusion de Xavier dans L’auberge Espagnole de Klapish:

“Je suis pas un, je suis plusieurs. Je suis un vrai bordel”

Ferris Bueller’s day off (La folle journée de Ferris Bueller) – Scénariste & Réalisateur & Producteur – 1986

J’aime ce film à la folie. Lui aussi est tout aussi mythique que Breakfast club. Le personnage de Ferris par sa légèreté, sa désinvolture, sa drôlerie aussi, est devenu une sorte de symbole de l’ado en quête de liberté.

L’histoire du film c’est Ferris qui décide de sécher la journée de cours, il feint auprès de ses parents d’être malade. Ses parents sont complètement crédules, un peu en mode: “Toutes les paroles qui sortent de la bouche de notre fils sont sacrées.”. Il embarque avec lui (très contraint et forcé) son meilleur ami Cameron, et sa très jolie copine Sloane. Les trois nous emmènent vraiment dans une folle journée, c’est très drôle, le but de Ferris: apprendre d’une autre façon. Et les scènes farfelues sont plus que réussies.

En plus des trois personnages principaux, on se régale avec le principal qui essaie absolument de prouver que Ferris le prend pour le plus grand des abrutis, ce qui donne lieu à des scènes très burlesques. On a aussi la soeur de Ferris jouée par Jennifer Grey (BB dans Dirty Dancing <3), qui en a ras la casquette de son frère, même si elle finira par lui filer un coup de main, elle joue la fille un peu garçon manqué/rebelle ce qui la change complètement de son rôle dans Dirty dancing.

Le personnage de Ferris est tellement mythique, qu’en 2008, il est classé dans les 100 meilleurs personnages de tous les temps par le magazine Empire: “The 100 greatest movie characters of all time” !

 

Pretty in Pink (Rose bonbon) – scénariste & producteur – réalisé par Howard Deutch – 1986

Pour être honnête avec vous, Rose bonbon n’est pas mon film préféré de Hughes, enfin ce n’est pas lui qui l’a réalisé, mais disons dans sa palette de Teen-Movie. Cependant il est bien quand même, la musique est sympathique.

Et surtout si jamais je fais un guide du teen-movie un jour, je placerai clairement ce film dedans.

Comme je le disais plus haut, Hughes a posé les bails du genre de films pour ados avec les ados, ici c’est assez flagrant puisqu’on retrouve des codes très importants. Beaucoup de “clichés” on pourrait le dire. Mais je ne le dis absolument pas d’une manière péjorative, d’ailleurs vous ne devriez pas non plus. Il faut se le mettre dans la tête une bonne fois pour toutes: toutes les histoires (que ce soit des films ou autres) sont basées sur des matrices, il est impossible de penser à une couleur qui n’existe pas, c’est pareil pour les histoires. Après c’est le traitement qui va être plus ou moins original, et parfois même on peut aimer en sachant que c’est du vu et revu, car quand même on fait ce qu’on veut.

Rose bonbon, c’est l’histoire d’une adolescente de 17 ans, Andy Walsh (jouée par Molly Ringwald, l’interprète de la fille riche et populaire dans Breakfast club) qui vit seule avec son père au chômage. La mère est partie. Ils vivent dans un quartier plutôt pauvre, mais grâce à ses bonnes notes elle a réussi à obtenir une bourse et est ainsi dans un lycée avec majoritairement des gens riches.

Ici on est dans un schéma connu de la fille ado qui a pris le rôle de la mère: c’est elle qui s’occupe de son père en le poussant à se lever le matin (c’est la première scène du film d’ailleurs), en le motivant à trouver du travail, etc.

Andy Walsh est responsable, elle fait attention à l’argent, fait elle-même ses vêtements, et elle est douée… Ce qui évidemment ne l’empêche pas d’avoir des préoccupations d’ado, ce qui fait qu’on se retrouve dans une problématique connue dans la fiction et notamment dans le genre du teen-movie: elle est amoureuse d’un garçon riche et populaire, en opposition à elle, elle veut lui cacher son statut, quand il est au courant, il est un peu perdu car quand même son meilleur ami lui dit que c’est pas bien de sortir avec une pauvre nananinanana…Et puis le meilleur ami d’Andy, de la même classe sociale, est amoureux d’elle.

Je vous rassure tout fini bien dans le meilleur des mondes.

Je pense que si ce film me plaît moins c’est sans doute car il manque de légèreté et d’humour, dans ce registre j’aurais bien aimé un traitement un peu plus approfondi par rapport aux différences de classes sociales, et les problèmes que cela pose quand on est au lycée, et du coup dans la vie en général.

Néanmoins il est tout de même très chouette (ouais j’ai dit ”chouette” comme si j’étais une institutrice de 35 ans, tu veux qu’on se batte?).

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Carolineovich
Rédactrice
Notre touche féminine dans ce monde de brutes.
Elle nous parle du monde, et de la société à travers ce qu’elle lit et regarde, avec cette petite touche d’humour assassin qui fait tout son charme.

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