Les vampires sont partout | LE TITRE

[FILMS & SÉRIES] Passion Vampires

Vampires are everywhere.

Ouais, ouais, partout. Et pas seulement depuis les aventures de Bella et Edward (promis, on n’en parle plus).

La première fois que j’ai pu voir des vampires à la télévision c’était dans la fameuse série: Buffy contre les vampires. Très récemment le film Only lovers left alive, de Jarmush, m’a donné envie de me replonger dans cet univers de sang et d’ombres (bouuuuh).

Pourquoi les vampires intriguent autant…? On les aime autant qu’on les déteste.
Alors, ne vous inquiétez pas, je ne vous propose pas une dissertation sur le sujet en trois parties. Mais simplement ma petite théorie sur ces êtres surnaturels qui au fond, ne sont que le reflet de nous, pauvres êtres humains.

Bon, d’abord, la première chose qu’on peut remarquer, et est commune à chaque fois qu’on parle de ces créatures: avant de se transformer en vampires, ce sont des êtres humains. Ils ne sont pas nés mauvais, ils avaient une petite vie tranquille, posée, et puis d’un coup d’un seul, boum une morsure, et boum le sang devient plus appétissant que la meilleure pizza de la terre.

un vampire mort un homme

La morsure; le mal qui pénètre la chair humaine, la perversion de l’homme, qui selon cette idée est forcément bon de base; il devient corrompu à cause de celle-ci. Dans ces récits, on présente donc l’Homme comme étant bon de nature.
Le vampire c’est l’homme donc, son apparence en témoigne également puisque son visage ne se transforme que lorsqu’il est en chasse, qu’il a faim, qu’il attaque, qu’il est en colère… Donc quand il fait le mal.

Le reste du temps il est humanisé au maximum: bien souvent il peut éprouver des sentiments, d’ailleurs les histoires d’amour entre humains et vampires ne sont pas rares du tout; et sont bien souvent au cœur de l’intrigue. Ces sentiments révèlent l’existence de leur conscience. Évidemment, s’ils ont des sentiments, ils ne peuvent pas être seulement considérés comme des monstres.

Le vampire, comme la représentation du côté obscur, du mal, du pêché… Tout ça est appuyé par son rejet de la lumière du soleil, et parfois aussi des objets religieux en tout genre.

On veut toujours le changer à tout prix, en comptant sur son côté humain justement. Cette volonté de modifier le comportement des vampires, qu’on juge donc contre-nature, est assez révélateur de l’attitude des gens en général, sur les autres gens, différents, en général…! On cherche toujours à modifier l’autre de manière à ce qu’il corresponde à nos critères de normalité, pour qu’il puisse s’intégrer à ce qu’on considère être “la bonne société”. Ce qui est très intéressant c’est le paradoxe qui existe entre ce rejet du vampire, puisque considéré comme le mal incarné; et le fait que le vampire est malgré cela, une sorte d’humain amélioré. Il est plus fort, plus résistant, plus rapide… Et surtout il est immortel. Son immortalité est à son image, autant enviée que rejetée. L’immortalité peut être présentée comme une quête de l’Homme certes, mais aussi comme quelque chose de malsain et d’effrayant.

Buffy contre les vampires (1997-2003, Joss Whedon)

Buffy contre les vampires avec ses copains devant les casiers

Série bien bien cool, une fille, ouais ouais, a une force spectaculaire et défonce tous les méchants de Sunnydale, dont les vampires. On retrouve les codes des séries teen américaines, et mêmes si les effets spéciaux paraissent un peu ridicule aujourd’hui, on ne se lasse pas. Les intrigues sont peut-être un peu redondantes, c’est vrai, mais le développement des personnages vaut le coup. Une fois qu’on commence c’est plutôt difficile de s’arrêter !

Only lovers left alive (2013, Jim Jarmusch)

Couple de vampires dans un temple turc

Dans ce film tout doux, et poétique, avec une photographie bien travaillée, on suit un couple d’immortels vampires qui s’aiment à la folie. On découvrent des êtres super doués artistiquement et très cultivés. Le sang est consommé en mini doses, et vraiment présenté comme une drogue, avec l’idée de manque et des effets similaires. Les deux amoureux (Tilda Swinton & Tom Hiddleston) jouent magnifiquement bien, on ressent avec eux la nostalgie, la mélancolie, l’ennui, le poids des années dû à leur immortalité. Un film qui nous ferait presque croire en l’existence des vampires finalement, par sa simplicité et son réalisme.

Vampire diaries (2009- , Kevin Williamson)

Cérémonie de remise de diplômes aux états unis. Robes rouges

Cette série, on peut la présenter comme une fusion entre Buffy contre les vampires et Twilight (oui bon ok, ça fait deux fois que j’en parle…). Du bon et du mauvais. Je trouve que l’histoire est bien travaillée et ficelée, il y a plein de détails sur la création même des vampires, beaucoup de suspense, on devient très vite accro. Les effets spéciaux sont vraiment cool, et l’évolution de certains personnages est intéressante puisque pas attendue et pas clichée.
Cependant le personnage principal, Elena, est vraiment trop nunuche à mon goût; j’ai nombres de fois eu envie de la gifler; notamment à cause du fameux triangle amoureux (intrigue ultra répandue); mais son personnage devient de moins en moins nul au fil des saisons, même si évidemment elle ne change pas totalement.

The addiction (1995, Abel Ferrara)

femme dans l'obscurité

Petit film d’auteur pour terminer. Comme quoi les vampires sont vraiment PARTOUT!
Ici on ne prononce à aucun moment le mot “vampire”, le spectateur n’a pas besoin de cela pour identifier les personnages comme tels. La morsure, raison de la transformation, est vraiment présentée comme une sorte de corruption; une fois la personne mordue, elle se transforme en être de Satan. Dans le film Ferrara questionne le rapport entre le Bien et le Mal, d’ailleurs une femme vampire, qui est à l’origine de la transformation du personnage principal, prononce cette phrase (bon je cite de mémoire alors pardon pour le manque d’exactitude) “Est-ce qu’on fait le mal parce qu’on est mauvais? Ou sommes-nous mauvais parce que nous faisons le mal?”. Ferrara joue sur cette fine frontière entre le Bien et le Mal, et questionne notre libre-arbitre.

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Carolineovich
Rédactrice
Notre touche féminine dans ce monde de brutes.
Elle nous parle du monde, et de la société à travers ce qu’elle lit et regarde, avec cette petite touche d’humour assassin qui fait tout son charme.

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