[FILMS & SERIES] Star Wars Episode VII : Les Fans se Réveillent | LE TITRE

[FILMS & SERIES] Star Wars Episode VII : Les Fans se Réveillent

Cette critique sera avec spoilers mineurs, et en âge de boire parfois, je vais donc vous demander très gentiment de fermer cet article, et d’aller en lire un autre sur notre super site web. Par exemple celui sur The Mindy Project ! Il est très sympa, et Mindy Kaling est une cool personne.

Après une longue attente, le Star Wars nouveau est arrivé. Pas de doute là-dessus, au vu du matraquage médiatique incommensurable, et il faut l’admettre très indigeste, de l’Empire Disney, tout le monde est au courant : Star Wars est là, et tout le monde en parle…. Certains en parlent même beaucoup. C’est-à-dire, s’amusent à révéler des éléments essentiels de l’intrigue sur les réseaux sociaux. Et je dis bien « s’amuse », car je ne parle pas de personnes qui ne font pas attention ; j’ai notamment vu des personnes poster des gifs qui n’ont rien à voir avec Star Wars dans lesquels étaient insérés des spoilers destinés à piéger les internautes. Au sujet de ces personnes, je pourrais vous énumérer toutes les insultes de la langue française tout en les saupoudrant de quelques descriptions crues de systèmes de tortures inquisitoires, mais posons le vitriol. On est là pour parler Star Wars.

Et justement, sur le sujet, certains d’entre vous auront peut-être vus les plaintes des journalistes quant aux conditions de visionnage et aux restrictions imposés par Disney sur contenu des critiques. En gros, Mickey a demandé à ce qu’il n’y ai aucun spoilers dans les critiques, ce qui a beaucoup déplu à certains… comment peut-on faire une critique sans parler de son intrigue ? Voilà, ça c’est ce que j’ai lu plusieurs fois depuis mercredi, et autant je trouve que l’on peut critiquer Disney sur bien des aspects (faire le plus gros démarrage au box office de tous les temps n’a pas vraiment de mérite quand on empêche tous les autres films d’être diffusés… Ouais le coup du film de Tarantino qui s’est fait viré du Cinema Dome de Los Angeles parce que Disney voulait que Star Wars prenne sa place je l’ai un peu mal vécu), autant il faudrait arrêter de se foutre de la gueule du monde ; est-ce qu’une critique n’est pas justement supposée faire un peu plus que parler de l’intrigue ? Ce genre de réaction n’a fait que me confirmer ce que je pense déjà : trop peu de publications importantes s’attachent à parler de ce qui fait du cinéma un art, c’est-à-dire son langage visuel. Aussi il est donc possible, et même intéressant de parler du nouveau film de Star Wars sans forcément s’attarder sur les plus gros spoilers du moment… et ce que je vais essayer de faire en grande partie avec vous, ici, maintenant, devant vos yeux, palalalam.

Bon, on se connaît maintenant alors je vais être honnête ; c’est très difficile de construire ma chronique en vérité. J’ai donc décidé de tenter d’organiser cela avec quelques questions thématiques. Parce que pourquoi vous dirai-je si le film est bien, ou pas bien ? Vous allez tous le voir de toute façon, et vous vous ferez bien un avis sur la question… personnellement, j’ai beaucoup aimé Star Wars VII, jusque dans ses défauts. Mais on peut avoir une discussion beaucoup plus intéressante autour du film qu’un simple « c’est génial c’est pas du tout comme la prélogie » ou un « ça pue du trou de balle de Jabba, c’est un remake du premier film », je vous le garantis. Alors c’est parti !

A qui appartient Star Wars ?

The Force Awakens/Le Réveil de la Force a pour particularité d’être le premier véritable film Star Wars sans le contrôle de George Lucas, que celui-ci soit intégral ou partiel. Ce qui déjà, est une information absolument énorme, parce que quelle que soit la personne qui réalise – cette fois-ci JJ Abrams -, celle-ci sera forcément influencée par la manière dont elle a vécue Star Wars. De bien des manières, la saga de George Lucas n’a jamais été originale ou novatrice – le mono-mythe, les chevaliers, les princesses, le mentor et son sacrifice, blabla – mais là où elle l’a toujours été c’est en termes de langage visuel. Que cela soit les vaisseaux, les sabre-lasers, où la scène – toujours indépassée – où Luke regarde les deux soleils se coucher sur Tatooine, Star Wars a toujours su faire naître des sentiments en nous, et nous avons donc par conséquence un rapport extrêmement personnel à Star Wars.

George Lucas, lui, n’en avait rien à faire, et il s’est toujours considéré comme seul auteur maître de sa création, sans jamais prêter oreille aux intentions des fans, à tort ou à raison. Mais maintenant que le chef d’orchestre n’est plus le même, les instruments doivent-ils sonner pareils ? JJ Abrams est, comme nous, un immense fan de Star Wars, ce qui veut dire qu’à ses yeux, Star Wars veut dire quelque chose de bien précis… Alors, à qui appartient Star Wars Episode VII ?

Difficile à dire. D’une part, il apparaît évident dès les premières images que la direction a changé. Visuellement, JJ Abrams est un des réalisateurs les plus intéressants de par sa maîtrise du mouvement et par ses plans extrêmement suggestifs ou évocateurs ; un certain nombre de cadres dans Star Wars VII sont de magnifiques tableaux, et quelques courts plan séquences sont jouissifs. Mais encore plus que s’approprier l’univers de la sorte, il ne fait qu’offrir de nouvelles manières de rêver aux fans. Parce que quand on y réfléchit bien, le succès de Star Wars tient beaucoup à son extrême simplicité couplée avec son univers (suggéré) fascinant : les grandes et belles images qui étaient inspirées de western ont à leur tour poussé des dizaines de milliers de fans à imaginer leurs propres versions de Star Wars, que l’on a pu reconnaître pendant des années dans l’Univers Etendu. Ce que cette nouvelle saga semble vouloir affirmer avant tout, c’est que Star Wars appartient désormais à la vision de certains de ses fans… et croyez-moi sur parole, quand sera venu le tour de Rian Johnson avec son épisode VIII, plus personne n’en doutera un seul instant. Les fans se sont réveillés, et tant que Disney le leur permettra, ils seront là pour nous apporter de nouvelles manières d’interpréter une des œuvres les plus magistrales de l’histoire du cinéma.

La patte JJ Abrams

Même si il est relativement diffus cette fois-ci, on reconnaît tout de même bien dans The Force Awakens ce qui a toujours fait la force (haha) de JJ Abrams : d’abord, c’est sa maîtrise de l’équilibre quant aux personnages. Bien plus que l’histoire, ce qui a toujours séduit les fans de Star Wars, ce sont ses contrebandiers, droïdes et autres jedis… et tous ont droit à leur moment de gloire. Il faut dire que la télévision a énormément formé la direction de JJ Abrams, tout comme elle avait formé Spielberg avant lui, et cela permet ainsi à (presque) tous les personnages découverts et retrouvés d’exister devant nous et de nous séduire déjà, ou à nouveau. Chez les anciens par exemple, même si C3PO apparaît très brièvement, difficile de ne pas le remarquer et ne pas le garder en tête.

Mais ce qui est encore plus présent, prégnant et prenant, c’est l’omniprésence d’un humour qui fait presque toujours mouche ; on rigole beaucoup devant le film, c’est indéniable. JJ Abrams a toujours su tirer beaucoup des personnages maladroits (Capitaine Kirk les gars, nan mais sérieux), et c’est à nouveau le cas avec John Boyega qui est absolument fantastique. Il faut aussi parler du superbe personnage au nom débile d’Oscar Isaac, Poe Dameron, qui dans un tout autre style s’installe comme le mec cool et vif d’esprit qui saura tous nous séduire dans cette nouvelle saga. Cependant les scènes les plus drôles sont jouées par des stormtroopers, ce qui est quand même assez balaise compte tenu de leurs limites physiques. D’ailleurs, deux d’entre eux sont des cameos assez super giga cool : le premier, c’est Michael Giachino, le compositeur attitré de JJ. Le deuxième, assez hallucinant, c’est Daniel « too cool for James Bond » Craig.

Enfin, le point d’orgue des oeuvres de JJ Abrams, c’est le traumatisme/déchirement familial au sein d’une action bien plus gigantesque, afin d’ancrer l’émotion des spectateurs dans quelque chose de tangible. Ouais, des combats au sabre-laser c’est bien plus excitant quand on est attaché aux personnages en fait ! Le drame familial est une constante dans sa filmographie, à travers les parents de Kirk et Spock dans les Star Trek, la mère du héros dans Super 8… et cette fois-ci, autour de Rey et ses origines, et Kylo Ren et de ses parents. Car oui, on peut être à peu près certain que si Han et Leïa se sont séparés, c’est en grande partie à cause de ce qui a pu se passer avec leur fils, et ça, c’est quand même assez lourd à traiter dans un film Star Wars… c’est d’ailleurs étrangement peu traité. Probablement parce que justement, dans Star Wars, même quand des planètes entières sont détruites, on reste quand même dans le fun, c’est une question de dosage ! Du coup le rapport Star Wars/ JJ Abrams est sans doute un peu bancal sur ce point, car les deux ne sont pas forcément supra compatibles sous cet angle-ci.

Nouvelle et ancienne générations face à face

Même si les héros de la saga d’origine sont bien là, pour le plus grand bonheur de tous les fans, la promotion autour du film a bien mis les choses au clair d’entrée : ce ne sont pas les personnages principaux, place aux jeunes. Et c’est là que de nombreux parallèles s’installent entre ancienne et nouvelle génération, dans un film qui fait finalement office de passage de témoin. Chacun à leur manière, Han, Léïa, Chewie, R2 et C3PO transmettent leurs enseignements sans pour autant tirer la couverture à eux. Bon, Han un peu quand même, mais c’est compréhensible ; c’est lui, le Obi-Wan du film, le mentor – à sa manière, c’est-à-dire bourrue et malpolie – des nouveaux héros, notamment de Rey.

Rey, Rey, Rey Rey Rey, Rey. REY. Comment expliquer la perfection de ce personnage et de son interprète ? Elle est touchante, elle est puissante, elle est drôle, elle est belle… l’héroïne qui vient remplacer Luke Skywalker est absolument merveilleuse, et j’en suis éperdument amoureux. Elle me ferait presque oublier que Finn est tout aussi attachant (son origin story lors de l’ouverture du film, avec cette main ensanglantée sur son casque, est un des GRANDS moments de Star Wars VII), drôle, sans parler du super pilote Poe Dameron, qui vient confirmer qu’Oscar Isaac est l’acteur le plus génial et sous-estimé de 2015.

Et puis, si BB-8 nous a tous séduit sans grande difficulté même s’il n’est pas extrêmement différent de R2D2, les méchants sont presque tous tout aussi intéressants : Kylo Ren, qui fait finalement figure d’adolescent en pleine crise existentielle, c’est du jamais vu dans Star Wars. Oui parce qu’on a eu Anakin mais vu que c’était assez raté, c’est quand même du jamais vu. Domhall Gleeson en méchant nazi, c’est gros et surjoué, c’est du déjà vu, mais ça marche. Les seules déceptions, ce sont peut-être le méchant Snoke, qui rappelle juste Palpatine sans vraiment convaincre pour l’instant, et l’inutilité de la super stormtrooper chromée jouée par Gwendoline Christie (Brienne dans GoT). On ne peut qu’espérer les voir s’épanouir dans les films suivants, qui je l’espère seront moins… surpeuplés. Oui parce que je ne vais pas parler de tous les personnages secondaires, sans déconner il y en a beaucoup trop et je pense même que le film aurait gagné à s’épargner certaines digressions. Par exemple la scène de Han le contrebandier, qui aurait pu être raccourcie ou remaniée entièrement ; après Firefly, ça fait un peu désuet tout de même.

Star Wars, une oeuvre démodée ou passée de mode ?

Et justement, en parlant de désuet, quelque chose frappe au visionnage de The Force Awakens. Ce genre de film, les space opéra, ça ne se fait plus du tout ! Les films d’actions et d’aventure depuis les années 2000 sont bien plus centrés sur les codes des super-héros d’une part (Spider-Man et X-Men), et sur ceux de l’ultra réalisme (Jason Bourne, The Dark Knight), et ceux qui ont tenté un retour à des valeurs un peu plus datées se sont viandés méchamment, soit d’un point de vue critique (Indiana Jones 4) , soit d’un point de vue business (Jupiter Ascending, que je défendrai jusqu’à mon dernier souffle comme étant un excellent film). Et voilà que Star Wars débarque avec ses gros souliers de Mickey et écrase tout sur son passage. Meilleur démarrage au box office de tous les temps les gars… certes terni par les modes de promotion agressifs de Disney, mais tout de même, c’est démentiel ! Il aura fallu que le film s’appelle Star Wars pour que tout le monde accepte de regarder un scénario totalement improbable, que les fans décortiqueront pendant des années entières (mention spéciale à mon amie Flore qui s’est demandée si Luke avait taillé lui-même les escaliers de son petit temple jedi irlandais), aux rebondissements surfaits et parfois surréalistes. Franchement, c’est qu’on lui laisse tout passer à Star Wars ! Des méchants du côté obscur, des gentils du côté de la lumière, des visions prophétiques, des planètes entières qui explosent sans réelles conséquences, un PUTAIN de texte qui t’explique le contexte sans laisser les images parler d’elle-même… et puis le film se permet un petit millier de références qui feront plaisir aux fans. Certaines parasitent un peu le récit, d’autres font franchement, franchement plaisir.

Alors, pourquoi lui pardonner tout ça ? Par effet de nostalgie ? Probablement en partie, car il semble impossible de critiquer objectivement Star Wars quand on y est aussi attaché que nous, mais je suis convaincu qu’il y a autre chose, sinon le film ne vaudrait pas mieux que Jurassic World. Star Wars semble rappeler à tout le monde que le cinéma d’aventure n’est pas uniforme. Il peut être invraisemblable et baroque à souhaits, il peut se permettre des folies et des grandeurs, et des scènes d’action lisibles, compréhensibles, impressionnantes et époustouflantes. Et ça se reconnaît bien dans la manière de compter : on ne dit pas Star Wars 7, on dit Star Wars épisode VII. Oui, on est bien d’accord ça n’a pas la même gueule. En somme, peut-être qu’il ouvre la voie à un vieux type de cinéma, symbolisé par la musique à orchestre de John Williams (qui est quand même bien bandante on va pas se mentir les cocos) et les transitions en mode balayage, qui est peut-être passé de mode mais certainement pas démodé.

Star Wars, oeuvre décidément et démesurément années 2010 ?

Car ce que JJ Abrams et sa belle bande de joyeux zigoflards (cherchez pas ça n’existe pas comme mot, mais si on peut s’appeler Poe Dameron et Snoke dans la vie, je peux dire ce que je putain de veux) ont réussi à faire, c’est remettre au goût du jour un cinéma spectaculaire que l’on croyait définitivement abandonné par les spectateurs, et ce tout en collant à des thématiques modernes et absolument intrinsèques à ce que nous vivons actuellement. Et tout cela passe principalement par le traitement du personnage principal, Rey. Oui, car désormais la big boss de Star Wars, c’est une fille super badass super cute, interprétée par une – plus jamais – inconnue de 23 ans qui avait jouée dans deux trois épisodes de séries télévisées jusque là. Ici, dans la forme tout comme dans le fond, Star Wars s’inscrit dans une des constantes des évolutions sociales de la société occidentale de ces dernières années : le repositionnement des rôles féminins. On pourrait argumenter sur le fait que ça n’est pas nouveau, que Buffy ou même Ellen Ripley et Sarah Connor l’ont fait avant, et c’est vrai… mais là où ces héroïnes n’apparaissaient que de manière sporadique, elles pullulent désormais et à juste titre. On peut donc comparer Rey et son statut d’héroïne de film d’action à celui de Furiosa dans Mad Max Fury Road et d’Ilsa dans Mission Impossible 5. A elles trois, elles montent sur le piédestal des femmes fortes de 2015 et franchement, c’est un putain de plaisir de les voir à l’écran.

Spoilers, spoilers, spoilers

Voilà, pour un article si long je n’aurai pas parlé du scénario du film en détail, et pourtant je pense avoir eu pas mal de choses intéressantes à dire, ou tout du moins qui méritaient d’être dîtes, comme quoi on n’était pas obligé de parler des plus gros spoilers du scénario pour faire un article qui tient la route. C’est amusant tout de même, Star Wars est déjà une des œuvres les plus connus au monde, personne de né après l’Empire Contre Attaque n’a pu vivre la révélation de Papa Vador, mais avec ce nouveau film Disney et JJ Abrams ont tout fait pour garder un maximum d’informations secrètes… pour le plaisir des spectateurs. Parce que l’expérience est bien plus satisfaisante quand on ne sait pas à l’avance ce qui va arriver. Sauf quand c’est voulu ! Dans la prélogie par exemple, tout l’intérêt est de découvrir Anakin tout en sachant comment il va finir. Bon, certes, dans ce cas précis, il est assez clair que ça a été assez raté, mais vous voyez l’idée ! C’est la différence entre surprise et suspense quoi. Toujours est-il qu’il est possible que de nos jours, on en fait peut-être un peu trop avec les spoilers. A la fois nous, qui tentons de nous préserver de tout, les studios qui tentent d’y répondre, et les fils de putes nazis qui s’amusent à ruiner le plaisir de tout le monde…

Bref, oui, Han Solo meurt, voilà. Cela fait trente ans que Harrison Ford tente de se débarrasser du personnage, cette fois c’est fait. Et c’était extrêmement triste ! Il rejoint la longue liste des persos de Star Wars qu’on a vu disparaître dans des trous… et ce qui est encore plus triste pour moi, c’est qu’on ne verra jamais Han et Luke interagir. Ces deux-là, c’était mon premier broship, quand j’avais six ans ! Et oui, s’il y a un truc que j’aurai préféré ne pas savoir, c’est que Luke serait dans le film… au final, il n’apparaît que quelques secondes – qui sont parmi les meilleures du film sans déconner, le nombre de sentiments qui passent dans ses yeux à ce moment-là, et la musique de John Williams, franchement de franchouille de pute – et on n’a qu’une envie, c’est d’en voir plus. Ce qui est à la fois bien, et pas bien, parce que ça nous fait déjà attendre la suite avec impatience, mais cela ternit aussi l’intégrité du film en tant qu’oeuvre finie, complète. Ainsi elle s’intègre aussi dans une des pires tendances du cinéma actuel : la sérialisation. Tandis que la télévision est de plus en plus cinématographique, le cinéma se transforme en épisodes ponctuels, ce qui n’est pas forcément de bon augure. Mais j’ai confiance en Rian Johnson, je sens un grand pouvoir en lui… alors on en reparle au prochain film !

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Renaud J. Besse
Rédacteur
Ecrivain touche à tout au sens large ; films, nouvelles, critiques, pièces de théâtre, musique...
Réalisateur au sein de la Micro-Vague Productions, acteur et coach chant dans la troupe de comédie musicale Les Kids des Etoiles.

Tout ça sonne cool mais sinon pour manger j'enseigne l'anglais !

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