The Leftovers, Un début de saison 2 magique

[FILMS & SÉRIES] THE LEFTOVERS, UN DÉBUT DE SAISON 2 MAGIQUE

Il y a à peu près un mois je vous parlais de la magnifique série de Damon Lindelof & Tom Perrota: The Leftovers. Je n’avais alors pas encore commencé la saison 2, c’est chose faite maintenant. Après le visionnage du premier épisode, j’ai tout de suite voulu vous en parler tant ce début de saison est magiquement parfait. D’autant plus que je peux le faire sans rien spoiler, et ce même si vous n’avez jamais vu un seul épisode (nan mais franchement, regardez, c’est dinguissime).

15 premières minutes à part

Les 15 premières minutes de l’épisode un de la saison 2, sont très interloquantes; puisqu’en effet on ne reconnaît rien de ce que l’on connaît de la série. On est à une autre époque: à la préhistoire; on est dans un endroit étranger: une grotte dans la nature; on a (évidemment) des personnages qu’on ne connaît pas, c’est surtout centré sur un personnage: une femme des cavernes.

Ces premières minutes peuvent s’apparenter à une sorte de court-métrage d’introduction, et on pourrait complètement le regarder sans suivre la série, en tant qu’oeuvre à part. Je ne sais pas vraiment pourquoi mais l’ambiance m’a un peu fait pensé à la scène avec les singes dans 2001: L’Odyssée de l’espace de Kubrick.

On suit une femme enceinte, une femme des cavernes, qui en plein milieu de la nuit quitte la grotte dans laquelle elle vit avec ses proches, pour aller se soulager la vessie. Ce sont des choses qui arrivent. Cette envie pressante va la sauver puisque la grotte est détruite à cause d’un tremblement de terre.

Elle se retrouve alors toute seule, et va devoir accoucher seule par la même occasion. Elle va lutter pour survivre, pour protéger et nourrir son enfant, on découvre l’instinct primaire.

On est plongé dans une atmosphère particulière, sans parole, une ambiance préhistorique qu’on imagine très réaliste.

Le cycle de la vie

La femme va protéger son enfant contre un serpent, au péril de sa vie. C’est elle qui se fait mordre, elle finit par succomber à la blessure, empoisonnée par le venin. Une autre femme arrive alors, prend le relais en récupérant le nouveau-né sain et sauf.

On peut voir une sorte de parallèle avec la série: ceux qui ont disparu (la mère), ceux qui restent (le bébé): on peut s’en sortir (l’autre femme):

Le cycle de la vie, tout simplement.

Les showrunners sont des êtres très culottés

Je trouve cela vraiment très courageux de la part des showrunners d’avoir fait le choix de cette introduction sans aucun repères liés à la série pour les spectateurs. Concrètement on peut penser s’être trompé de programme et donc zapper très vite. Même s’il y a la présence du générique (qui rassure) avec le titre de la série et les noms d’acteurs qu’on connaît bien. Mais même lui peut déstabiliser puisqu’il est complètement différent de la saison précédente, avec une musique beaucoup plus joyeuse dans une ambiance limite country. On peut penser que la série a totalement changé et se sentir perdu.

Mais il suffit de voir cette introduction / ce court-métrage, pour comprendre que Lindelof et Perrotta sont toujours des putains de genious.

On est complètement surpris, étonné, ébahit… devant ce que l’on voit, c’est, je trouve, plutôt osé de commencer une nouvelle saison de cette façon.

 

De plus, même une fois que la partie préhistorique est terminée, on manque toujours de repères puisqu’on est dans une ville qu’on ne connaît pas avec des personnages qu’on ne connaît pas. On est de retour dans notre époque contemporaine, on retrouve la bande originale de The leftovers, mais comme on ne voit pas les gens de la saison 1 on peut avoir l’impression qu’on va se centrer sur une autre ville (Bon en vrai le générique nous fait dire le contraire mais quand même).

Cette nouvelle ville c’est Miracle, nommée ainsi après le phénomène de disparition car justement personne n’a disparu ici. Environ à la moitié de l’épisode on est rassuré car on voit enfin une tête connue: le pasteur. Puis ensuite Kevin & Nora ainsi que leurs filles, qui viennent s’installer dans la ville. (C’est un spoiler? Pardon.) (C’est pas un spoiler de ouf non plus.)

 

Des coeurs et encore des coeurs sur cette série

Beaucoup de liberté, on sort du genre et des limites qu’on s’impose, on surprend le spectateur qui reste bouche bée devant ce qu’on lui propose.

Comme je l’ai dit plus haut, je trouve très courageux de construire l’épisode ainsi en prenant le risque que les spectateurs zappent, d’autant plus qu’on est seulement à la deuxième saison, donc on peut dire que les showrunners ont pris la confiance.
Un début de saison parfaitement réussi, et c’était pas gagné d’avance, car, vous en conviendrez, c’est assez difficile de revenir quand on est très attendu après une saison 1 parfaitement exécutée.

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Carolineovich
Rédactrice
Notre touche féminine dans ce monde de brutes.
Elle nous parle du monde, et de la société à travers ce qu’elle lit et regarde, avec cette petite touche d’humour assassin qui fait tout son charme.

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