Le top 15 des films sortis en 2015 | LE-TITRE.FR

[Films & Séries] TOP 15 CINEMA 2015

Bon, les copines et copains, on ne va pas se mettre des bâtons dans les roues des yeux : 2015 a été une année assez pourrave. Des dizaines d’attentats affreux dans le monde dont deux très très proches, la COP21 qui n’a franchement pas eu des résultats exceptionnels, des fusillades un peu partout, la mort de Spock, de Lemmy…

Mais voilà, je ne suis en rien qualifié pour vous parler de tout ça ! Je ne suis ni politique, ni sociologue, ni médecin légiste, non, moi j’écris je parle je respire je crée autour du cinéma. Et si l’on veut se souvenir de 2015 en bien, force est de constater que s’attarder sur le grand écran peut mettre un chouïa de baume au cœur, parce que c’est une année démentielle. En fait, j’ai même envie de dire que c’est une des plus belles années cinéma de l’histoire, avec 2011, 1994 et 1950. Oui, ce sont des choix arbitraires et purement subjectifs, mais c’est pareil que pour tout autre critique du cinéma ! Au final, toutes nos listes sont personnelles… mais le fait de se reconnaître dans une appréciation commune est un peu la base de la beauté de l’art. Oui, l’art n’est pas universel, il a simplement la prétention de l’être. Voici donc mon top 15 cinéma 2015, qui sera purement subjectif tout en prétendant à être objectif. Vous pouvez aussi lire cette phrase comme « voici mon top prétentieux des meilleurs films de 2015″, mais ce serait un peu mesquin de votre part.

Avant de se lancer, un truc à garder en tête : ces quinze films sont tirés d’un échantillon d’un peu plus de 160 films sortis en 2015. Je vous mets la liste entière à la fin de l’article, parce que beaucoup d’excellents films ne sont pas dans ma liste finale, ce qui prouve bien la qualité phénoménale des sorties de l’année : entre autres, j’aurais pu citer The Walk, The Martian, Infinitely Polar Bear, Les Deux Amis, Mia Madre, Force Majeure, Souvenirs de Marnie, Mission Impossible 5, Le Fils de Saul, Dheepan, Cemetery of Splendor, The Program, Mustang, Victoria, The Lobster… que des films qui m’ont retourné le bide tellement ils étaient bons. 2015 est une année de pute. Et bien sûr, beaucoup des films de ma liste, voir tous, ne seront pas récompensés lors des diverses cérémonies, parce que de toute façon, les films qui le sont sombrent en général très rapidement dans l’oubli. J’insiste, cette sélection est extrêmement personnelle.

 

15. The Big Short, Adam McKay

Une tragédie désopilante sur la vraie merde dans laquelle les traders nous ont foutus au 21ème siècle, et sur les quelques personnes qui l’ont vu arriver en plein milieu de l’oeil du cyclone ? Moi je dis oui. Un casting excellent (Christian Bale, Ryan Gosling, Steve Carrel, Brad Pitt), et une manipulation de notre manière de raconter les « histoires vraies » au cinéma, le tout proposé dans un mélange de cynisme sincère, c’est ce que j’appelle un white russian. Parce qu’un white russian, c’est un cocktail bien réussi.

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14. Vice Versa, Pete Docter

La version émouvante du sketch de François Pérusse sur le fonctionnement du cerveau. Dieu/Lasseter sait qu’il s’est fait attendre ce Pixar, et mazette qu’il était bien. Je l’ai déjà dit et je le redis ; c’est probablement le film pour enfants le plus intelligent que j’ai jamais vu, aux niveaux de lectures radicalement différents selon notre âge. Quand Pixar est grand, Pixar s’impose.

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13. Citizen Four, Laura Poitras

Seul documentaire de ma liste, il doit sa place dans mon classement au contexte de sa réalisation : Edward Snowden est filmé et monté pendant plus de 50 minutes de film dans sa chambre d’hôtel, au moment de ses révélations capitales sur les agissements de la NSA. Pour moi, le vrai Captain America, c’est lui ; et le fait qu’il réside actuellement en Russie et qu’aucun pays réellement démocratique n’ait osé tourner le dos aux Etats-Unis en l’accueillant montre du doigt un échec majeur de nos gouvernements. Liberté liberté, liberté mon cul ouais. Film grandiose.

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12. Microbe et Gasoil, Michel Gondry

Alors là, je vous garantis que personne n’a vu ce film. Bon, ok, je me base sur mon expérience personnelle : j’étais seul dans la salle quand je l’ai vu, le jour de sa sortie. Mais tout de même, je ne pense pas vraiment me tromper ! C’est un film très simple sur une amitié entre deux collégiens hors normes, qui ont du mal à s’intégrer parmi les autres. Ensemble, ils se construisent une voiture déguisées en maison (ils ont douze ans, c’est pour la camoufler quand des flics passent) et décident de partir en voyage… et au bout de ce voyage se trouve une amitié sans pareille. Voilà, transformez la mièvrerie de ma dernière phrase en quelque chose d’un peu moins dégoulinant et vous aurez une idée de la qualité de ce film grandiose. Probablement mon préféré de Michel Gondry.

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11. Vers l’autre Rive, Kyoshi Kurosawa

C’est un film japonais qui parle d’amour, et de fantômes. Une femme est visitée par le fantôme de son mari, qui est parti se suicider au nord du Japon un an auparavant. Ouais. Je le mets dans ma liste parce que premièrement il défonce sa race, deuxièmement il est extrêmement émouvant, et troisièmement il maîtrise quelque chose qui est très rare : le mélange des genres. Ainsi, si l’existence de fantômes dans cet univers japonais est tout à fait accepté, par moments il suffit à Kurosawa d’un changement de rythme ou d’un plan bien maîtrisé pour nous faire sombrer dans l’effroi ou le malaise. Et ça, c’est la marque d’un grand cinéaste, grand comme l’obélisque phallique la plus grande du monde. Et d’ailleurs, c’est un peu ce qui compte au fur et à mesure des années ; plutôt que de suivre les films qui seront récompensés aux Oscars puis vite oubliés, il est toujours plus intéressant de suivre les réalisateurs de talent confirmés, ou en phase de l’être.

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10. It Follows, David Robert Mitchell

Vous savez, on a tendance à romantiser le passé un poil trop. Je dis un poil, mais un gros, gros poil quand même. Alors oui, on accepte que des films récents soient excellents, mais on se refuse à détrôner les classiques. Sauf que voilà, je le dis : It Follows est un des meilleurs films d’horreur que j’ai jamais vu. Je le mets tout là haut avec Massacre à la Tronçonneuse, Carrie au bal du diable, Rosemary’s Baby, Alien, Halloween et tout le tsin tsin touin tsin pin. Le pitch déchire (quelqu’un couche avec toi, te refile un stalker protéiforme magique qui te poursuit partout jusqu’à ce que tu couches avec quelqu’un et lui refile la saleté. Sauf que si la personne à qui tu refiles le stalker MST se fait tuer bah… on revient à toi !), l’esthétique défonce, la musique tue, y a pas de vieux jump scares à la con, et on flippe sa race putain mais qu’est-ce qu’on flippe.

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9. Réalité, Quentin Dupieux

Aaaah ce bon vieux Quentin. Comme d’autres en 2015, il a décidé de sortir son meilleur film. Un trip totalement barré dans lequel Alain Chabat veut faire un film sur des télés qui tuent les habitants de toute la planète, mais aussi dans lequel Alain Chabat rêve que son film existe déjà, mais aussi dans lequel les personnages du rêve interagissent avec ceux de la réalité, et ceux du film d’Alain Chabat aussi parce que pourquoi pas. Regarder Réalité, c’est un peu comme avoir de l’eczéma, mais à l’intérieur de la peau. Ouais dis comme ça, je comprends bien que ça ne donne pas envie, mais en fait, bah, si.

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8. Star Wars The Force Awakens, JJ Abrams

Et bah oui. Voilà. Faut pas se voiler la face hein. Enfin, heu, ne sortez pas cette phrase de son contexte, ça pourrait paraître extrêmement étroit d’esprit de ma part. J’ai adoré le nouveau Star Wars. Au delà de l’histoire pas hyper surprenante et de son trop grand nombre de personnages, j’attendais des images iconiques bercées des symphonies de John Williams, qui me feraient rêver comme jamais, et c’est exactement ce que j’ai eu. Juste un seul exemple parmi une bonne centaine : Rey sur la planète désertique de Jaaku, qui retire le sable d’un casque de pilote de l’Alliance Rebelle puis le mets sur sa tête. Dans son dos, la carcasse d’un AT-AT fighter, vestige d’un affrontement dont ne saurons jamais rien. L’image est là, et l’imagination se réveille. Bien joué Star Wars !

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7. Kingsman, Matthew Vaughn

LE film d’espions de l’année, c’est lui. Matthew Vaughn avait déjà sorti des très bons films avant comme Stardust et Kick-Ass (pas le 2, que je renie comme un père renierai un enfant qui le déçoit), mais Kingsman, c’est son chef d’oeuvre. Je ne pense pas qu’il puisse pondre un jour un truc aussi déjanté que ça, un aussi grand monument d’action, de mauvais goût métafilmique, et d’humour. Et je me souviens bien, quand on avait vu le film avec mon frangin deux mois avant sa sortie en salles. En sortant de l’avant-première, on a bassiné tout notre entourage pendant deux mois, et personne n’était motivé pour voir le film… et puis tout le monde a fini par y aller, et à jubiler. Putain de monument sacré.

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6. 21 Nuits avec Pattie, Arnaud Larrieu

Une comédie très musicale sans être une comédie musicale, sur une jeune femme qui vient chercher le corps de sa vieille mère pour un enterrement. Le corps disparaît, un nécrophile apparaît, puis un fantôme qui danse le tango… ça a l’air fou ? Oui, ça l’est totalement. Un des films les plus bizarres que j’ai vu, à la croisée des mondes de David Lynch et Jim Jarmusch, mais en plus Frenchie. Karin Viard est resplendissante, André Dussolier magistral.

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5. Bridge of Spies, Steven Spielberg

Oui, ça parle d’espions, et il est plus haut que Kingsman. C’pas logique ! Comment Kingsman peut être LE film de l’année dans ce genre ? Parce que tout simplement, Bridge of Spies n’est pas un film de genre. Non, et c’est en réalité ce que Steven Spielberg fait de mieux : un film qui mélange les genres et qui échappe à toute tentative de catégorisation de notre part. Bridge of Spies, c’est en partie une histoire d’espionnage, mais aussi un film de tribunal, ainsi qu’une comédie absurde à la Kafka (en partie écrit par les frères Coen, rien que ça). John Williams nous manque à la BO c’est clair, mais Thomas Newmann permet du coup d’accentuer cette impression de « jamais vu » qui plane autour de l’oeuvre de Spielberg. Steven confirme ainsi que 2015 est l’année des papys du cinéma. Entre ça, Mad Max, Star Wars, et quelques autres cas moins réussis, le classicisme se porte bien quand il épouse la modernité. Chez d’autres, c’est plutôt le divorce… *kof *kof* Jurassic World *kof* kof*.

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4. Birdman, Alejandro González Iñárritu

On a tendance à l’oublier parce qu’il est sorti en janvier chez nous, mais le film oscarisé en 2015 nous a quand même bien claqué la face d’un grand coup d’aile. Tout est ahurissant dans ce film qui raconte la tentative d’un acteur de passer par le théâtre pour retrouver sa gloire d’antan : la performance des acteurs, de Michael Keaton à Emma Stone et surtout Edward Norton, la performance numérique qui nous fait croire à un plan séquence démentiel, et la performance visuelle qui construit un labyrinthe au cœur de l’esprit de son personnage principal, accompagnée de cette batterie jazz incessante. Inoubliable.

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3. Trois Souvenirs de Jeunesse, Arnaud Desplechin

On peut encore ici parler de mélange des genres : on a dans le dernier film de Desplechin une histoire d’enfance, un film d’espionnage, et une romance adolescente déchirante de beauté et de tragique. Mais surtout, ce qui séduit, c’est la parole totalement folle des personnages. Personne ne parle comme ça dans la vraie vie en dehors d’Arnaud lui-même, et franchement, on pourrait faire un effort parce que ça rendrait le tout bien plus agréable. Un des plus beaux films que j’ai jamais vu, et que je conseille à toute personne qui pense qu’il n’y a rien de bien dans le cinéma français. Si, il y a Arnaud Desplechin.

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2. Taxi Téhéran, Jafar Pahani

Le film le plus rebelle et rock’n roll de l’année. Jafar Pahani est un réal iranien qui a fait de la prison pour ses films, et qui est interdit de tourner dans son pays pour cause de censure. Là-bas, interdiction de filmer si ça parle de politique, si une femme n’est pas voilée dans la rue, si jamais ça parle d’infidélité, d’amour charnel, les méchants doivent être vêtus de noirs, les gentils de blanc… Du coup, le mec décide de filmer en clandestin, et ça donne une oeuvre pseudo documentaire un peu, pseudo fiction surtout, qui joue sur sa situation et en profite pour parler de la censure des arts dans son pays, le tout avec un peu de dés beaucoup d’humour et surtout beaucoup d’amour. Sans déconner, une scène de ce film est la plus belle déclaration d’amour au cinéma que j’ai jamais vu, et j’en ai pleuré des larmes de crocodiles géants (vu qu’ils sont géants leurs larmes sont encore plus grosses).

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1. Mad Max Fury Road, George Miller

Ben oui. Of course les gars. Vous vouliez que je mette quoi d’autre ? Je ne vais pas passer par quatre chemins, je suis à peu près convaincu que Mad Max Fury Road est le meilleur film que j’ai jamais vu. Genre, point barre. Et de manière générale je déteste les courses poursuites en voiture ! Mais là, c’est juste incroyable. Chaque séquence est tellement évidente, tellement simple sans être simpliste, et le montage tellement expressif… je ne me remets pas de ce film. Et c’est clair, tout le monde en dit du bien : dans leur numéro de janvier les Cahiers du Cinéma ont expliqué que c’était le seul film à apparaître dans TOUS les tops cinéma de plus d’une centaine de publications majeures francophones et anglophones… et même comme ça, je n’ai pas encore l’impression que l’on reconnaît le film à sa juste valeur. Il y a les sept merveilles du monde, il y a le septième art, et il y a Mad Max. Amen.

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Liste complète des films visionnés en 2015 :

Code couleur :

Noir : Je vomis ce film

Bleu : Ce film m’a déçu

Rose : ce film était globalement cool

Vert : ce film était très bon voire excellent

Rouge : ce film est très cher à mon cœur (qu’il soit très bon ou pas, cette catégorie est la plus essentiellement subjective) 

Hard Day

A Girl Walks Home Alone At Night

Les Nouveaux Sauvages

The Smell of Us

Souvenirs de Marnie

Wild

Mortdecai

Big Hero 6

Kingsman

Foxcatcher

The Theory of Everything

Into The Woods

The Imitation Game

Papa ou Maman

Force Majeure

Jupiter Ascending

The Interview

It Follows

Le dernier loup

Birdman

Réalité

American Sniper

Bis

Red Army

Citizen Four

Annie

Vincent a des Ecailles

Inherent Vice

Selma

The Voices

Chappie

Big Eyes

Black Hat

In The Crosswind

Dear White People

Un homme idéal

Shaun the Sheep

SEA FOG

Journal d’une femme de chambre

Cendrillon

Furious 7

Cake

Lost River

Taxi Téhéran

Dark Places

Still Life

Avengers: Age of Ultron

Broadway Therapy

Caprice

Good Kill

Le Labyrinthe du Silence

The Water Diviner

The Last Five Years

Laggies

Mad Max Fury Road

La Tête Haute

La Loi du Marché

Tomorrowland

The Lobster

Trois Souvenirs de ma Jeunesse

The D.U.F.F

L’ombre des femmes

Maggie

Far from the Madding Crowd

Ex Machina

Jurassic World

Inside Out

X+Y

Un Français

Spy

Hot Girls Wanted

La Bataille de la Montagne du Tigre

Mustang

Terminator: Genysis

Victoria

Home

Love and Mercy

Les Profs 2

Microbe et Gasoil

Les Minions

Daddy Cool

Pixels

Ant-Man

Southpaw

Le Petit Prince

Pitch Perfect 2

The Woman In Gold

April Fools

Ted 2

F4ntastic

American Ultra

Dheepan

Justice League: Gods and Monsters

Miss Hokusai

Le Tout Nouveau Testament

Umrika

La Isla Minima

Youth

Cemetery of Splendor

Vers l’autre Rive

Straight Outta Compton

The Program

The Man from U.N.C.L.E

Cop Car

Marguerite

Magic Mike XXL

While We’re Young

Much Loved

A Little Chaos

Everest

Le Stratège

Les Deux Amis

Sicario

Ni le Ciel Ni La Terre

The New Intern

Hotel Transylvania 2

Paper Towns

Asphalte

The Visit

Testament of Youth

Les Nouvelles Aventures d’Aladdin

Irrational Man

Crimson Peak

Knock Knock

The Martian

Fatima

Mon Roi

Pan

Regression

The Walk

Nous Trois ou Rien

Le Fils de Saul

Avril et le Monde Truqué

Spectre

The Good Dinosaur

Vacation

Ricky and the Flash

Trainwreck

Mockingjay Part 2

Cooties

The End of the Tour

The Scorch Trials

Black Mass

21 Nuits avec Pattie

Les Cowboys

Z for Zachariah

Bridge of Spies

Knight of Cups

Absolutely Anything

Dope

Tangerine

Mia Madre

The Force Awakens

The Peanuts Movie

Sleeping With Other People

The Big Short

Burnt

Le Nouveau

Memories of the Sword

The Diary of a Teenage Girl

Love

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Renaud J. Besse
Rédacteur
Ecrivain touche à tout au sens large ; films, nouvelles, critiques, pièces de théâtre, musique...
Réalisateur au sein de la Micro-Vague Productions, acteur et coach chant dans la troupe de comédie musicale Les Kids des Etoiles.

Tout ça sonne cool mais sinon pour manger j'enseigne l'anglais !

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