Golden Globes : Les couilles en or | LE TITRE

Golden Globes : Les couilles en or

Oui, ça va, je vais expliquer mon titre. Un petit peu de patience mon ami.

Plus le temps passe, plus les cérémonies me frustrent. Bon, les américaines sont bien, bien, BIEN meilleures que la française des Césars, durant laquelle aucun des participants ne donnent l’impression d’avoir vu les films en lice ou de s’intéresser d’une quelconque manière au cinéma (le moment qui restera gravé à jamais dans ma mémoire : Cécile de France qui tente un sketch sur La Vie d’Adèle en se dirigeant vers Léa Seydoux, sans savoir que ce n’est pas elle Adèle dans le film…), mais tout de même, il y a de quoi s’agacer.

Quand on voit plus d’une centaine de films sortis au cinéma chaque année ( = quand on est totalement débile comme moi ou alors quand c’est un métier), on verra toujours des perles que l’on voudra offrir au monde. Seulement voilà, force est de constater qu’aux Golden Globes comme aux Oscars et autres, bien souvent, les petites merveilles feront pâle figure face à la beauté miroitante de belles productions léchées, très souvent très bonnes, trop souvent oubliables. MAIS ! Malgré cela, on retrouve toujours de très belles surprises, qui montrent que certains films, ceux dont se souviendront les cinéphiles, ne sont pas oubliés.

Pour jongler avec ces deux extrêmes – la nomination facile et la reconnaissance des vrais -, il faut en avoir une sacrée paire : les Golden Globes, je vous le dit, ce sont des couilles en or. Et voilà mon titre expliqué ; bon par contre il est dommage que cette année elles ne soient plus représentées par Tina Fey et Amy Poehler, mais on ne peut pas tout avoir.

Voici donc mes impressions sur les nominations de cette année, en vrac :

 

  1. Comment est-il possible de laisser sur la touche le premier excellent Woody Allen depuis Match Point ainsi que la première grande réussite insoutenable de Denis Villeneuve en la matière de Sicario ?
  2. Comment peut-on voter pour Spy dans les meilleurs films comiques de l’année, en faisant de lui LA référence espionnage de l’année alors que Kingsman et Mission Impossible 5 ont tout défoncé ?
  3. Qu’est-ce qu’il est chouette de voir Mark Ruffalo nommé pour Infinitely Polar Bear, Daddy Cool chez nous (#1 du pire changement de titre de l’année c’est lui), un très très beau film qui a eu la malchance de sortir en plein été ! Même chose pour Alicia Vikander, nommée pour le meilleur rôle d’intelligence artificielle au cinéma cet année dans Ex Machina, LA tuerie SF indé 2015. Rien que pour la scène de danse d’Oscar Isaac.
  4. Si la chanson de Youth ne gagne pas, le monde est définitivement pourri.
  5. Qu’il est frustrant pour nous de voir cette partie des nominés qui n’est pas encore sortie chez nous. Le Tarantino, le Sorkin… on les veut nous aussi !!
  6. LE grand oublié de cette cérémonie, il n’y a pas photo, c’est Steven Spielberg. Tout le monde semble d’accord, il a signé avec Le Pont des Espions son meilleur film depuis bien dix ans, mais non, que dalle ? Euuuuh vous aviez nommé War Horse mais pas ça ? Et attention, j’ai adoré War Horse, mais euh, faut pas déconner mémé dans les orties là quand même…
  7. Comment juge-t-on un film d’animation ? Sur la qualité de son animation ou de son histoire ? Parce que si Vice-Versa apparaît comme le vainqueur évident, il ne l’est clairement pas d’un point de vue visuel. Mais bon, cette catégorie n’a absolument aucun sens de toute façon… vous vous souvenez quand La Reine des Neiges a niqué le dernier Miyazaki ? Ouais, on en a encore mal au derrière…
  8. La nomination de Mad Max en meilleur film et en meilleur réalisateur est encourageante pour les Oscars… franchement, ce serait pas géant de le voir gagner ?
  9. Où. Est. The. Fucking. Lobster.
  10. Le candidat français au meilleur long-métrage étranger est en réalité turc, produit par l’Allemagne, et voici un poème pour vous donner envie de le soutenir :

Il était une fois cinq beautés en prison,

Prisonnières d’une culture, d’une maison.

L’oncle vil, ses barreaux ; symboles d’une oppression

désarmante, désolante. Vile religion !

Virgin Suicides, mais en Turquie ? Réducteur,

Et pourtant vrai, tout deux font l’ode de la Candeur.

L’esthétique peut être hasardeuse parfois

mais dis-moi pourquoi pinailler face à la joie ?

Mustang parle de la vie, parle de malheur,

Mais ce sont les gloires de ces enfants, leurs bonheurs,

Qui peignent tristement le cadre en couleur;

Mustang ! Mélancolie figée, pleine de cœur.

Et voilà tout ! Passez une bonne semaine cinéma ! Et à très bientôt pour parler de STAR WAAAAAARS !!!!!

 

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Renaud J. Besse
Rédacteur
Ecrivain touche à tout au sens large ; films, nouvelles, critiques, pièces de théâtre, musique...
Réalisateur au sein de la Micro-Vague Productions, acteur et coach chant dans la troupe de comédie musicale Les Kids des Etoiles.

Tout ça sonne cool mais sinon pour manger j'enseigne l'anglais !

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